David Pretseille écrivain

extraits de mes romans non publiés à ce jour

11 juillet 2006

Le petit ange crotté

Le cadavre se réveilla dans ce qui ressemblait à première vue à une cave. Il était assis contre un mur. Il faisait très sombre. Un enfant pleurait, peut-être la petite fille. Il s'examina et ne comprit rien du tout. L'état de décomposition de son corps concordait impeccablement avec celui de la cave. La moisissure régnait d'une main de fer. Une musique lui parvenait d'en haut. Le mort-vivant avait du mal à se mettre debout comme si cette position lui avait été proscrite depuis une éternité. Il semblait sonné (digne d'un boxeur à la douzième reprise). Il vacillait d'un pied sur l'autre. Les pleurs s'étaient tus. Il posa ses deux mains sur ses genoux, et souffla fortement trois fois de suite. Une odeur de mort remplit aussitôt la cave. Un rayon de lumière venant d'un trou isolé l'éclairait partiellement. Il chercha l'enfant du regard, mais sans succès. Soudain, un petit ange crotté s'extirpa d'un coin et marcha jusqu'à lui. Le mort-vivant sursauta et tomba à la renverse sur une table de bois, un pichet s'écrasa sur le sol. Le bruit incita une voix du plafond à l'engueuler et à lui promettre une raclée si elle continuait ses conneries.

_ Ca va monsieur ?

La petite fille n'était donc pas un ange. Elle était emmitouflée dans un drap blanc qui l'empêchait d'être nue comme un ver. Elle semblait vivre sa première décennie, juste un petit bout de chou blondinet. Elle tendit courageusement ses petits bras pour aider le mort-vivant à se relever. Il la remercia et la fixa droit dans les yeux.

_ C'est ta maman qui m'envoie ; enfin je crois.

Le visage de la gamine se transforma en bonheur.

_ C'est pour t'aider à sortir de là, OK ?

Elle prit sa main sans dénier lui répondre. Ils allaient affronter l'affreux.

Le petit escalier en colimaçon qui menait à l'entrée de la cave paraissait interminable. Quand ils arrivèrent enfin sur le seuil de la porte, le mort-vivant y colla son oreille, et écouta, et attendit...Un pet s'échappa de derrière, la serrure frémit, la porte s'ouvrit pesamment laissant découvrir un homme obèse. La surprise mais surtout la peur firent reculer le poids lourd. La vision d'horreur dont il était le témoin était immense. Des restes d'humain recouverts d'asticots portant des vêtements en lambeaux. Le gros trébucha lourdement sur le carrelage, la faute à une peau de banane mal rangée. Un plateau de repas en l'air. Il respirait difficilement. Le mort-vivant s'agenouilla pour lui parler :

_ T'es tout seul dans cette baraque ?

L'obèse tourna lentement la tête en direction de la voix et son regard heurta, en gros plan, le visage d'un mort-vivant. Ses yeux s'emplirent d'effroi et de sang. Une crise cardiaque venait de le terrasser. La petite fille regardait l'homme au costard cravate se redressait droitement, elle le trouvait mignon, il lui faisait penser à un acteur. Le mort-vivant prit la main de la gamine. Le couloir, peint en rouge, était angoissant. Des moustiques et des mouches se chamaillaient autour d'ampoules fixées au plafond lézardé. Le bourdonnement infect des ailes de ces insectes rajoutait un malaise à l'atmosphère déjà pesante. Ils débouchèrent sur une porte battante, un courant d'air vicieux d'haschich leur caressa de sa langue piquante les narines. La source en question provenait d'une trappe à demi-ouverte située au plafond. En dessous, une échelle faisait le planton. Le bruit de fond d'une télévision rompait le silence gothique. Le mort-vivant  posa avec une certaine affection ses mains sur les épaules frêles de la fillette.

_ Petite, tu restes ici, je reviens tout de suite, OK ?

La gentillesse du ton réconforta la petite fille et la mit en confiance. Elle hocha positivement de la tête. Le grincement des barreaux de l'échelle imposa au mort-vivant des pas de velours. Ses yeux dépassèrent le plancher et virent essayer Mel Gibson de bouter les Anglais hors d'Ecosse. Une colonne impressionnante de DVD trônait majestueusement à côté de la TV. Une légère lumière émergeait d'une lampe de chevet. Une personne était affalée sur un vieux canapé. Les images du film se réverbéraient nonchalamment sur les lunettes de surfer du gars. Il sirotait quelque boisson trash. Près de lui, une douille fumait encore. Un ventilateur silencieux légalisait l'air complice du vice. Une ombre machiavélique vint perturber son champ de vision douillé et sa paix siliconée. Le mort-vivant grogna :

_ Dis-moi où sont les affaires de la petite, enfoiré...

La réponse se concrétisa par la douille envoyée en pleine face, ses réflexes l'évitèrent de justesse. Elle s'explosa contre l'écran sur le pauvre Mel, fontaine de courts-circuits ambulants.

_ ...Et comment se barrer d'ici.

Dressé comme un pic, le jeune camé menaçait le mort-vivant avec une arme peu coutumière. Un fléau antique. Le mort-vivant fit un pas en avant, le junkie commença à faire tournoyer son arme de guerre. Au bout de quatre tours, la sueur trahit ses mains. Le fléau incontrôlable fonça dans la direction malchanceuse. Désintégra le haut de l'échelle. Un petit cri sec se mélangea à la déferlante chaotique. Le mort-vivant ne le remarqua, trop concentré sur le mec. Qui flippé grave sa race à présent. Un rictus baveux orné son visage, un chien enragé quoi. Le mort-vivant se jeta sur lui, étreignit d'une main sa mâchoire, et le força à ouvrir la bouche. Un bouche-à-bouche s'ensuivit. Le mort-vivant expulsa une légion de vers qui s'engouffrèrent dans la gueule du camé. Les vers avançaient en rang comme de bons soldats disciplinés le long de la langue. Le pauvre gars essayait de se débattre, en vain. Les coups que se prenait le mort-vivant, ne le gênaient aucunement dans sa tâche. Les vers atteignirent la gorge. Le jeune malheureux tentait de recracher cette ignominie (il n'y aurait, en fin de compte, qu'une dizaine de pertes chez nos amis les bêtes). Il mourut, étouffé, dans un effroyable gargouillement façon « Jabba the Hutt ». Le mort-vivant attendit un instant la confirmation du décès, puis se retourna et fouilla grossièrement la pièce. Il fallait faire vite, d'autres tordus pouvaient faire leur apparition à tout moment. Rien d'intéressant, sauf une lampe torche qu'il faucha. Il s'approcha de la trappe ouverte, l'échelle manquait à l'appel. Il jeta un coup d'œil dans le vide. La fillette s'amusait avec le fléau. L'échelle, tout près d'elle, s'émiettait en silence. Il sauta, tous les os de ses jambes craquèrent en musique, symphonie damnée. La petite fille sursauta et lâcha l'arme dont une des extrémités lui atterrit sur le pied gauche. Elle se prit le pied à deux mains, souffla dessus, et sautilla sur le pied droit. Confus, et la gamine sur ses épaules, il abandonna l'arme à son sort. Ils continuèrent le périple du couloir et le finirent devant une nouvelle porte. Un écriteau indiquait #KITCHEN#. Ca ne sentait pas la rose à l'intérieur, une odeur nauséabonde semblait prisonnière du frigidaire. La fillette avait faim, tout en boitant, elle ouvrit donc le frigo. Grosse erreur, mademoiselle. Un cadavre était recroquevillé à l'intérieur. Un cadavre d'animal, le chat de la demoiselle. Ses yeux blindés de peur, d'immobilité, de mort fixaient tragiquement sa maîtresse. Les larmes de l'enfant réchauffèrent le chat blottit dans ses bras. Le mort-vivant la regardait avec compassion. C'était dur la mort pour les petits, surtout de leur animal de compagnie adoré.

_ Je veux l'enterrer maintenant, comme ça, je pourrai le retrouver plus tard au paradis.

Le sérieux avec lequel elle prononça ses mots surprit le mort-vivant. Il y avait quelque chose de spécial concernant cette petite fille. Un truc d'une pureté innée à ressentir, sentir la vérité des choses. Le mort-vivant remarqua que le chat était congelé. C'était récent. La gamine farfouilla dans la gueule du chat, puis enfila son bras tout entier jusqu'au fin fond de l'animal. Et en retira une petite clé fine et transparente. Pas n'importe laquelle, celle du Paradis artificiel. La forme sévère de cette clé représentait un F majuscule. Elle expliqua au mort-vivant qu'elle l'avait reçu en héritage de son papa mort, et qu'un jour son chat avait joué avec et l'avait avalé par inadvertance. Elle resta dans la cuisine, prostrée sur une chaise, la clé et le chat serrés comme des meurt de faim contre elle ; pendant ce temps-là, le mort-vivant fouillait l'endroit de fond en comble à la recherche de vêtements et d'un téléphone. Vingt minutes passèrent, il revint presque bredouille, il avait trouvé un manteau noir et un pull bleu beaucoup trop large pour la petite fille, c'était mieux que rien. En fermant les yeux par pudeur et respect, il se demandait ce que ces voyous avaient pu faire des affaires de la gamine. Dans l'entrée, une paire de chaussons attendait Frances, un peu trop grande mais elle n'allait pas faire la fine bouche. Il faisait quasiment nuit quand ils se libérèrent de la macabre demeure. Pas de bagnole à l'horizon, embêtant. Un vent sec soufflait sa haine. L'automne, peut-être. La forêt dominait tout autour d'eux, ils se trouvaient dans une clairière. Une très bonne planque pour ceux qu'ont des choses à cacher. Les arbres bavardaient sur leur présence inopportune. D'un commun accord, ils se dirigèrent vers le sentier forestier. Une paix contemplative s'installa entre eux et la forêt. Bientôt rompu par la voix squelettique du mort-vivant.

_ Au fait, comment tu t'appelles ?

_ Frances...répondit-elle fièrement.

_ ...comme l'actrice morte, psalmodièrent-ils en chœur.

Ils s'arrêtèrent net sur place, le mort-vivant tétanisé. Il venait de comprendre que cette fillette était sa propre fille. Le jour, comme par respect de cette révélation, s'éteignit. La lampe torche s'imposa naturellement. Le halo de lumière luttait contre le noir complet pour se frayer un passage dans cette immensité verte. Frances ne boitait pratiquement plus, elle n'avait toujours pas lâché son chat. Le mort-vivant se demandait quel rôle (important ?) ce chaton jouait dans cette histoire. Il n'osait pas en parler à sa fille de peur de brusquer son chagrin trop récent. La claque émotionnelle passée, ils secondèrent le rayon lumineux. Un bruit mécanique gronda, un hurlement métallique de loup-garou. Le mort-vivant se figea, éteignit la lampe torche, tendit l'oreille, et prit dans les bras la petite fille. Les chaussons glissaient dangereusement de ses pieds glacés. La lumière des phares attesta de la présence d'un bruit de moteur. Une voiture fonçait fiévreusement sur eux. Un petit cri s'échappa de la gorge de la petite quand le mort-vivant bondit dans le fossé, heureusement vide d'eau. Les charentaises volèrent et s'éclipsèrent dans la nuit des bois. La bagnole les passa avec dureté. Frances grondait les orties. Ils cherchèrent précipitamment les chaussons, n'en retrouvèrent qu'un seul. Merde, il réfléchit à la situation. Continuer le chemin pouvait se révéler dangereux, il n' y avait peut-être aucune habitation à des kilomètres à la ronde, et il se doutait que la petite ne pourrait pas le supporter très longtemps. Surtout avec la faim de loup qui lui rongeait l'estomac et ce froid de canard qui endormait son sang et ses os. Il choisit donc une autre solution, suivre la voiture qui devait se rendre probablement à la demeure de la clairière.

Le conducteur éteignit le moteur de la voiture. A l'approche de la grande bâtisse, il ralentit sa marche ; la porte d'entrée était entrouverte. Il se racla bruyamment la gorge et, d'un pas alerte, entra. Inquiétante odeur. La porte du frigidaire ouverte. Il dégaina, progressa à l'affût du danger. La dégradation de l'échelle et l'odeur de pourriture émergeant de la trappe commençaient à faire flipper tout ses sens. Il desserra le nœud de sa cravate. De plus, la fumée fascinante et continuelle qui s'échappait de la trappe n'était plus. Il se dirigea lentement vers la pièce où créchait quasi perpétuellement Young Max.

_ Hé, Youngie ! Ramène ta fraise ! J'ai à te causer.

Seul le silence répondit à cette voix au ton faussement rassuré. Il pointait son arme en plein dans le trou carré, prêt à shooter le moindre ennui. Cinq minutes, tout droit échappées de l'ère glacière, arrosèrent son corps de sueur, il alla chercher trois chaises qu'il superposa. Il vit, par le biais de la lampe de chevet seule témoin et rescapée du drame, la télévision explosée et le cadavre encore chaud de Young Max, recouvert de saloperies de bestioles rampantes et gluantes. L'odeur pourrie de souffre était immonde. Toussant comme un pestiféré, il sauta sans réfléchir sur l'amoncellement de chaises et se gaufra comme jamais. Il ne remarqua même pas le fléau pourtant à la recherche d'un nouveau maître.

_ Putain de merde ! C'est quoi ce délire !?

Il courut si vite à la cave, le diable se trouvait peut-être à ses trousses, qu'il ne prit pas le temps d'allumer le couloir y menant. Il s'écrasa, par conséquence, la gueule sur feu le gros. Groggy, grognant, il alluma à tâtons le couloir rouge qui lui annonça la couleur. Il vit Fat Carlos étendu raide mort, un vieux sac oublié à patates. A ses pieds, une peau de banane s'exhibait fièrement d'un rire goguenard. La porte de la cave était déverrouillée, il éclaira la cave.

_ Petite salope, geignait-il.

Tout en inspectant les pièces une à une.

_ Tu vas me le payer grave ta race.

Le mort-vivant regarda par la vitre côté conducteur. Trop sombre pour espérer voir si des clés se trouvaient sur le contact. Il tenta d'ouvrir la portière, elle fut d'accord. Par contre, aucunes clés sur le contact ; il posa délicatement sa fille, installée confortablement dans ses bras et dans ceux de Morphée, sur le siège passager. Il fouina dans le boîtier, rien ; le pare-soleil, idem. Il tenta sa chance en faisant comme les gangsters dans les films, c'est-à-dire, trifouiller les fils sous le volant.

_ C'était ça que tu cherchais motherfucker d'enculé ! cracha une voix sanguinolente.

Il secouait ses clés d'un geste moqueur. L'autre geste était plus grave, le viser avec un flingue. Il ordonna au mort-vivant de sortir de sa caisse, sans faire le con, sinon il lui explosait sa gueule de zombie. La gosse s'étant réveillée, restait calme pour son âge ; elle pleurait en silence.

_ T'as bouffé quoi comme saloperie pour avoir cette gueule ?

La voix ricanante força le mort-vivant à avancer vers elle de quelques pas. Sitôt fait, le mort-vivant fonça sur l'homme. La détonation fit tressaillir, rugir la forêt et illumina brièvement la nuit, fusée infernale de feu d'artifice. Stoppé net, déséquilibré, la tête projetée violemment en arrière (un craquement fut perceptible), un trou ornait, dorénavant, le cou du mort-vivant. La lune se glissa dedans et exposa un sourire innommable sur le visage du mort-vivant. Nouveau coup de feu, tremblant ce coup-ci. La balle effleure une cuisse. Une courte lutte inégale s'ensuivit pour la conquête de l'arme. Résultat, une balle perdue désintégra la vitre du chauffeur et toucha Frances quelque part. Le mort-vivant prit l'avantage sur son adversaire et lui éclata le crâne à l'aide du revolver. Il tira, à bout portant, dans le genou droit de l'homme qui hurla de douleur. Ramassa les clés par terre, se précipita sur sa fille. A première vue son état était plutôt grave, elle saignait abondamment.

_ Bobo...geignait-elle.

Le mort-vivant balança l'arme sur la banquette arrière, démarra violemment. Les pneus crissèrent de douleur, le sentier se souvint longtemps du passage de cet engin fou furieux. Plein phare, il effrayait la vie nocturne animale et végétale. Il observait le plus souvent possible Frances tout en gardant un œil sur le chemin.

_ Z'ai mal...soufflait-elle sinistrement.

_ Surtout, pas d'accident marmonnait-il.

En sortant enfin de la forêt, l'inquiétude du mort-vivant s'accrut d'un coup. Frances s'était évanouie. La route, bien goudronnée, favorisa l'accélération de plus bel du véhicule. Le compteur indiquait 160 km/h. Il ne pensait plus qu'à une chose, trouver un hôpital. Huit immenses minutes vécurent avant d'entrer dans une ville. Frances cracha une gerbe de sang qui éclaboussa une bonne partie du pare-brise. Le mort-vivant fit une embardée et évita de justesse un feu de signalisation qu'il grilla d'ailleurs. Le coulis de sang dessinait approximativement les lettres F F w h h r o S. Il ralentit à peine, ne prenant même pas le temps de déchiffrer ce message subliminal, ne s'arrêtant jamais aux feux, suppliant les panneaux d'indication de lui montrer la route d'un hôpital. Brusquement, son bras gauche se désintégra mystérieusement en poussière. Vint le tour de sa jambe gauche, il se mit à paniquer. Des asticots se débattaient, à vifs, dans la partie gauche de son corps. Il eut le temps de réaliser qu'il pourrissait et se décomposait à une vitesse stupéfiante, anormale. Il scruta du coin de l'œil droit l'état de la môme, toujours comateuse. Et les gouttelettes de sang commençaient à former une marre effrayante sur le plancher. Le son de ces gouttes maudites était insoutenable, chacune d'entre elles se répercutait dans le crâne du mort-vivant ; explosions dignes des plus grands champs de batailles historiques. Le chaton rouge, éternellement blottit contre elle. En remuant la tête dans tout les sens, il espérait voir apparaître, comme par enchantement, un putain d'hôpital. Le côté droit de son corps commençait, maintenant, à s'effriter. Le miracle se produisit à un croisement, un panneau indiquait #HÔPITAL JEANNE D'ARC, 1 KM#. Arrivés à deux cents mètres face au bâtiment de la délivrance, un gros problème surgit. Son bras droit se disloqua, il eut tout juste le temps de freiner avant que sa jambe droite ne fût partie en cendres. La voiture percuta en une effroyable collision la salle d'attente ; beaucoup de vacarmes, de hurlements ; des médecins et des infirmières courant partout et nulle part. Des blessés étaient éparpillés ça et là. Le bloc de glace chat, s'incrusta dans le visage d'une infirmière. Deux chirurgiens (côté passager), une infirmière (côté conducteur) examinèrent avec attention l'intérieur de la voiture maléfique. Ces médecins secoururent vivement Frances qui pleurait son sang par l'estomac, la posèrent prudemment sur une civière, lui installèrent sur le corps tout le bordel médical nécessaire, et l'emmenèrent d'urgence au bloc opératoire dans un brouhaha complet. L'infirmière, immobile, restait bouche bée devant la vision incroyable offerte par ses propres yeux. Un amas de vers grouillait sur le siège réservé normalement au conducteur.

Posté par davidpretseille à 19:15 - ...Comme l'actrice morte... chap 2 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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