David Pretseille écrivain

extraits de mes romans non publiés à ce jour

11 juillet 2006

Préface (session, concession et confession d'une douille)

_ Bonjour, on me donne le nom courant de douille. J'ai lu avec attention les pages de ce livre et je peux vous dire que ça ne vaut pas un clou, même rouillé. « L'écrivain » n'a pas comprit ce qu'il avait fumé. Ca tient de la supercherie. Le papier lui servirait mieux à rouler qu'à écrire. Barbare d'un constipé...en plus, il est hanté par son inspiration « le Monsieur de la deuxième lettre de l'alphabet », dont je n'ai absolument pas le droit de citer le nom sacré en ce lieu de débauche. Continu les picouses, mon pote, comme ça, t'auras bientôt la corde au cou et les boules aux genoux. Je ne sais pas pourquoi il a eu envi de gonfler la pile de la littérature, à moins que ce ne soit un besoin vital. Va consulter, c'est la mode et c'est bien vu. J'ai eu, aussi, l'impression de lire ma biographie ; si son bouquin cartonne dans les bacs, je lui ferais cracher mes droits d'auteur. Pour qui, il se prend de parler comme il le fait de mes poulains ? Si je le croise un jour, direct le coma éthylique ou l'overdose...dans ta gueule ! Va dépoussiérer les meubles bancals de notre société, ailleurs, du g...merde, Frances m'a pris dans ses bras pour me faire un câlin qui va décoiffer. Je suis au regret de vous planter là, peut-être, à plus tard. Vous pouvez grignoter les cacahuètes dans le bol, c'est gratuit, un prix d'ami pour mes futurs clients.

Prologue

Chrome*...

Alors, finissons en avec ça. Tu as dit :

_ Je te veux, je n'en veux pas d'autre. Je veux une fille qui sache comment souffrir. » J'ai craché dans mes mains, je veux mettre les choses au point. Et maintenant, tu es en face de quelqu'un de terrible, et tu pisses dans ton ben. Tous les gars, les nerfs à vif, veulent être soulagés de leur fardeau. Vous, les durs à cuire, avec vos mâchoires en verre, vos goupilles, vos lois confidentielles, vos positions françaises, votre dommage décapant. C'est plus que vous ne pouvez cacher, plus que vous ne pouvez en encaisser. J'en ai fini avec les mecs sombres, terminé avec les mecs sombres, fini avec la mafia du coton noir. Tu rêves d'une fille à la peau d'argent, tu rêves d'une fille froide et amincie. Elle est devenue un peu bleue sur les bords. Tu veux une fille qui suce son pouce quand elle jouit, tu recherches seulement un sommeil propre. Elle ne veut pas te voir, elle veut être vue par les caméras, l'équipe et les machines. Tu veux une fille qui puisse sucer du chrome. Tu as basculé et es tellement enveloppé dans ton angoisse, une petite tragédie que je suis lente à éteindre. En regardant les prétendants plantés devant la maison, maintenant je suis le boucher et tu es un os. J'en ai fini avec les mecs sombres, terminé avec les mecs sombres, fini avec la mafia du coton noir. J'en ai fini avec les mecs sombres, terminé avec les mecs sombres, fini avec les mecs sombres, je jure que tu seras le dernier. C'est documenté, parfumé à la tequila. Tu rêves d'une fille qui soit pâle et qui saigne, tu rêves d'une fille qui baise facilement. Ses hanches étroites, que tu serres étroitement, dis-moi que ça ne fait même pas un peu mal, mec. Entre, copie, elle ne te lis pas, elle nourrit la main qui la frappe, elle n'a pas besoin de toi. Tes filles d'appoint, tes renards en métal léger, tes combinés blancs, tes grosses boîtes noires. La vie ne signifie pas raconter des mensonges, elle signifie, endurer ce que tu mérites. J'en ai fini avec les mecs sombres, terminé avec les mecs sombres, fini avec les mecs sombres, je jure que tu seras le dernier. J'en ai fini, j'en ai terminé...

La réunion de l'obscurité

Il faisait nuit. Nuit blanche. Une femme creusait. Creusait dans un cimetière. Elle atteignit le cercueil. A l'aide d'une pelle, elle le força mais avec difficulté. Elle dégoulinait de sueur. Elle choppa le cadavre et le secoua énergiquement en pleurant ces paroles :

_ Aide-moi ! Sauve ma petite fille ! Sauve ma petite fille !

Des asticots volèrent de toute part. cette litanie hystérique effraya un paisible hibou, perché sur un arbre au dessus d'elle, qui s'envola dans un vacarme d'enfer.

* Texte original de Alan Wilder paru dans l'album « Liquid » du groupe « Recoil »

Posté par davidpretseille à 19:11 - ...Comme l'actrice morte... chap 1 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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